C'est une douleur qui arrive souvent sans prévenir, ou après un traumatisme mineur.
D'abord, une douleur vive, lancinante, surtout la nuit (impossible de dormir sur l'épaule).
Ensuite, la raideur s'installe. Votre bras semble "collé" au corps. Attacher un soutien-gorge, prendre un ticket de parking ou attraper son portefeuille dans la poche arrière devient un calvaire.
Le diagnostic tombe : Capsulite Rétractile (ou "Épaule Gelée").
La réaction naturelle ? "Je dois forcer pour débloquer ça."
C'est la pire erreur que vous puissiez faire.
En 2026, nous savons que la capsulite est une pathologie complexe qui demande de la stratégie, pas de la brutalité. Voici comment nous réduisons la durée de votre calvaire au Centre Médical Nève.
Imaginez l'enveloppe de votre articulation (la capsule) qui est normalement souple comme un ballon de baudruche dégonflé.
Dans la capsulite, cette enveloppe devient rouge, inflammatoire, puis s'épaissit et se rétracte pour devenir dure comme du cuir.
Ce n'est pas un os qui bloque, c'est l'enveloppe qui a rétréci.
L'évolution se fait classiquement en 3 phases, qui peuvent durer... 18 à 24 mois si on ne fait rien !
Phase 1 "Freezing" (Congélation) : La douleur est atroce, surtout la nuit. L'épaule commence à se raidir. C'est une phase inflammatoire intense (Synovite).
Phase 2 "Frozen" (Gelée) : La douleur diminue, mais la raideur est maximale. Vous êtes bloqué mécaniquement.
Phase 3 "Thawing" (Dégel) : Le mouvement revient tout doucement.
C'est ici que mon expertise fait la différence. La capsulite n'est pas juste "pas de chance".
C'est souvent une Méta-inflammation.
Le Diabète : Les diabétiques ont 5 fois plus de risques de faire une capsulite. L'excès de sucre "caramélise" le collagène de l'épaule (glycation), le rendant rigide.
La Thyroïde : Les déséquilibres thyroïdiens sont aussi des déclencheurs majeurs.
Mon conseil : Si vous avez une capsulite sans raison apparente (primaire), allez voir votre médecin pour un bilan sanguin (Sucre et TSH). Traiter la cause métabolique accélère la guérison locale.
Pendant longtemps, on a cru qu'il fallait "casser" les adhérences en tirant fort sur le bras.
Les études récentes (Directives BESS 2025) montrent que c'est contre-productif.
Le Risque : Si vous forcez pendant la phase inflammatoire (Phase 1), vous agressez un tissu déjà en feu. Résultat : le corps réagit en produisant encore plus de fibrose. Vous repartez pour 6 mois de plus.
Le Système Nerveux : La douleur extrême active un "Gardiennage Musculaire" (Muscle Guarding). Votre cerveau contracte les muscles pour protéger l'épaule, augmentant la raideur.
Notre approche est basée sur le respect des phases.
L'Infiltration Échoguidée : C'est le seul moment où je vous renvoie vers le médecin pour une infiltration de corticoïdes intra-articulaire. Faite précocement (dans les 6 premières semaines), elle peut couper court à l'inflammation et réduire la durée de la maladie.
Kiné Douce : Pas d'étirements ! Juste des mobilisations pendulaires et de l'éducation pour éviter l'ankylose sans réveiller la douleur.
Une fois la douleur nocturne calmée, nous attaquons la raideur.
Mobilisations Spécifiques : Je mobilise votre épaule avec des techniques de glissement (Mulligan) qui "leurrent" le système nerveux pour gagner des degrés sans douleur.
Renforcement Fin de Course : Nous renforçons les muscles dans les nouvelles amplitudes gagnées pour que le cerveau les mémorise.
Au cabinet, je ne vais pas vous torturer.
Le "Staging" : Je détermine exactement dans quelle phase vous êtes. Si vous êtes en phase 1, je vous interdis de forcer.
Le Coaching Sommeil : Je vous apprends comment positionner votre bras pour réussir à dormir (le nerf de la guerre !).
Le Programme Personnalisé : Des exercices courts, fréquents, mais jamais douloureux au-delà de 3/10.
La capsulite finit toujours par guérir. Mais vous avez le choix entre souffrir 2 ans ou gérer le problème intelligemment en 6 à 9 mois.
Ne luttez pas contre votre épaule, accompagnez-la.
Vous ne dormez plus à cause de votre épaule ?
Ne forcez pas. Prenons rendez-vous pour évaluer votre phase et adapter votre stratégie immédiatement.
Rangan, A., et al. (UK FROST Trial). Management of adults with primary frozen shoulder in secondary care. The Lancet.
British Elbow and Shoulder Society (BESS) Guidelines 2025: Patient Pathway for Frozen Shoulder.
Lewis, J. (2024). Frozen Shoulder Contracture Syndrome - Aetiology, diagnosis and management.
Millar, N. L., et al. (2023). Inflammatory mechanisms in frozen shoulder (The Metabolic Link).